Née en 1982, Aline Battault vit et travaille à Paris. Diplômée de l’École Supérieure d’Arts Appliqués de Lyon La Martinière Diderot, elle est également agrégée d'arts plastiques.

Aline Battault revisite le genre de la nature morte à travers une série de dessins de fleurs où se déploie une tension entre réalisme maîtrisé et abstraction. Son geste, à la fois vif et minutieux, oscille entre précision extrême et spontanéité.
Le changement d’échelle crée une atmosphère immersive où les motifs floraux se métamorphosent en paysages imaginaires. Les formes s’entrelacent et se mêlent, invitant le regard à se perdre dans une multitude de détails et de plis, dans un ailleurs à la fois organique et minéral, vivant et mystérieux.
Le fusain, déposé en couches poudrées sur le papier, génère une matière duveteuse et fragile. Le temps long du dessin, la répétition des gestes et la concentration prolongée instaurent un rapport méditatif à l’image, pensée comme un espace de retrait face à une société où le rythme s’accélère, dans une époque agitée et bruyante.

Parallèlement, la pratique du modelage, fondée sur la répétition de formes précises, instaure un rapport charnel à la matière. Elle engage un temps méditatif, où l’intérieur dialogue avec un extérieur peuplé de formes animales, minérales et organiques.

Plus ponctuellement, elle développe un travail de peinture et de portrait, qui prolonge ses recherches autour de la perception et de la transformation des formes, entre observation et interprétation.

L’ensemble compose un paysage imaginaire en constante mutation, où les formes apparaissent et disparaissent selon le regard du spectateur, révélant un lien sensible et continu à l’environnement.